Après deux jours "so sweet" à Sucre, il nous faut quitter la ville et continuer notre périple bolivien! Un dernier petit dej' dans le charmant petit jardin et nous quittons ce havre de paix.

Un premier taxi nous emmènera à la gare routière où nous trouverons le 2ème qui pourra nous emmener jusqu'à Potosi! Il est vrai qu'aujourd'hui nous ne privilégierons pas le bus, le temps en Amérique du Sud réduit à grand pas et nous ne pourrons passer qu'une journée à Potosi donc plus vite nous y serons, plus nous pourrons en profiter.

Après avoir essuyé les "racolages" et un taxi peu scrupuleux qui nous demandera 300 bolivians (nous savons de source sûre que le trajet coûte deux fois moins cher pour 4 personnes), nous trouvons le bon.

Il ne reste plus qu'à trouver deux autres personnes pour partager les coûts du voyage...

08/03 - Potosi, mine de rien!08/03 - Potosi, mine de rien!
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Malheureusement, personne à l'horizon et ne souhaitant pas traîner plus, nous négocions un prix pour partir sans passager supplémentaire. C'est donc tranquillement installés à l'arrière de la voiture que nous ferons les 80km en 2H sur une route souvent sinueuse traversant les montagnes de l'Altiplano.

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A peine le temps de se poser à l'hôtel et de découvrir son rooftop que déjà nous ressortons. Nous avons entendu parler de la visite possible de la mine et de ce qu'on sait les tours de l'après-midi commencent à 13h30. Il n'y a pas une minute à perdre...

A 4090m d'altitude, il faut un temps pour que le corps s'habitue et la petite balade pour rejoindre l'agence nous le démontrera. Une simple marche devient un effort comme la mécanique humaine a besoin d'un temps d'adaptation et nous pouvons sentir qu'elle est en plein travail... Nous ne nous sentons pas totalement à l'aise: la respiration n'est pas tout à fait naturelle et un petit mal de tête nous envahit...

Faire subir au corps de nouveaux changements en allant si rapidement dans les mines est-il une bonne idée? Nous n'en sommes pas sûrs mais nous n'avons pas trop le choix si nous souhaitons expérimenter les mines, c'est aujourd'hui ou jamais, car demain nous reprenons la route!

Le tour est donc booké, nous avons juste le temps de prendre de quoi se sustenter et déjà nous rejoignons le petit groupe. Ils nous attendent et nous ne traînons pas à rejoindre le minibus qui nous conduira pendant ces quelques heures.

Nous sommes 6 et profitons du court trajet pour se présenter et échanger chacun sur nos voyages.

1er arrêt: c'est l'heure pour nous d'enfiler nos tenues de combat.

Pantalon imperméable, veste kaki, bottes et casque enfilés, lumière frontale, nous sommes prêts!

Le temps de nous expliquer le déroulement de l'après-midi et nous remontons dans le van!

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Stop n°2: le marché des mineurs.

Notre guide profite de l'occasion pour nous offrir de premières explications surtout sur le matériel d'explosif utilisé. Ce stop ne sera pas dédié seulement à quelques connaissances et nous serons surtout invité à acheter différents présents pour les mineurs: explosifs, boissons mais aussi feuilles de coca par exemple.

Nous sommes enfin parés et il est maintenant temps de se diriger vers le cœur de l'action. Le petit caprice du véhicule passé, nous pouvons enfin prendre la route!

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Le grand moment est arrivé et nous commençons à pénétrer dans les entrailles de cette montagne! Les débuts sont un peu difficiles, nous ne disons rien mais je (Thomas) dois avouer que je ne me sens pas comme un poisson dans l'eau. Je fais en sorte de me booster mais je ne sais pas si je pourrai tenir toute la visite, je ne me connais pas claustrophobe mais là, s'enfoncer dans ces souterrains ne m'est pas des plus naturel...

Je préviens Vincent que si nous devons aller dans des parties très étroites ou s'enfoncer trop dans le dédale je ne serai pas sûr de rester jusqu'au bout. Mais pour l'instant, il faut juste dépasser le stade d'appréhension je pense alors nous continuons.

Au fur et à mesure, nous nous habituons à cet univers sombre et étroit.

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La chose la plus impressionnante reste de voir ces hommes en action! Une véritable fourmilière où l'on sent ces mineurs peiner à la tâche! Nous sommes encore dans une artère principale munie de rails et à chaque avertissement de notre guide ou de son porteur, nous nous collons aux parois pour laisser passer les allers et venues incessantes des wagonniers.

A leurs passages ils réclament à notre guide les bouteilles que nous avons préalablement achetées.

Les bruits sont assourdissants et au peu d'oxygène se mêlent souffre, poussière et autres gaz. Sur le visage des mineurs, nous pouvons lire l'effort et la fatigue, leurs joues sont gonflées par les feuilles de coca qu'ils mâchent inlassablement.

On à beau voir des reportages ou documentaires, rien ne permet de sentir l'atmosphère qu'il règne ici.

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Notre guide nous emmène ensuite dans une artère secondaire et après avoir tous grimpés à une échelle de bois, nous nous installons dans un petit espace confiné, au creux de la roche, marqué par les passages successifs des mineurs au cours des siècles; des vestiges du travail des esclaves indigènes aux outils posés du mineur qui s'affaire en ce moment quelques mètres au dessus de nous! De quoi en profiter pour prendre le temps de nous parler plus de la mine et ses travailleurs.

Après ces 20 minutes théoriques, il est temps de découvrir, par groupes de 3, le travail du mineur solitaire. Vincent et moi faisons partie de la 2ème tournée, nous attendons donc patiemment notre tour avec Pedro avec qui nous échangeons en attendant. Les 3 premiers redescendent et nous arpentons à notre tour ce tout petit tunnel étroit et ascendant pour atteindre la zone de travail du mineur.

Ici, il travaille seul toute la journée sur l'extraction des petites failles chargées d'argent. Au moment où nous sommes présents, il est en train de placer les dynamites, ce n'est pas que rassurant d'être ici!!!

Il est temps de redescendre, les mèches des dynamites ne vont pas tarder à être allumées! Nous rejoignons les autres en ré-empruntant le tunnel étroit qui dans ce sens ressemble plus à un toboggan de pierre. Puis nous redescendons l'échelle.

De là, nous n'avons plus qu'à attendre car oui, nous resterons à quelques mètres en dessous des explosions!!! Hehe! Une autre aventure!

Le mineur nous rejoint précisant qu'il a posé 2 dynamites, les détonations ne devraient donc pas tarder... Une explosion, puis une deuxième, et alors que la tension redescend une troisième détonation retentit... Petite surprise finale!

Il est impressionnant d'être ici, de sentir cette masse de roche vibrer tout autour de nous, quelques petites pierres viendront même jusqu'à nous!!!

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Nous partirons ensuite nous enfoncer un peu plus loin de l'autre côté découvrir la statue du Tio, dieu du monde souterrain et des enfers, un sacré personnage!!!

Une nouvelle occasion d'en connaître un peu plus sur les légendes et coutumes de la mine et du Cerro Rico. Un passage vers la Chapelle sur notre chemin du retour et finalement nous retrouvons la clarté du jour!

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Enrichis de cette expérience, nous remontons dans le minibus et terminerons par un dernier petit arrêt face à l'ancienne raffinerie avant de rejoindre le village.

Le conducteur nous séparera rapidement du groupe en nous faisant descendre du bus en direction de notre hostel, nous aurons à peine le temps de fixer vaguement un possible rendez-vous pour se retrouver ce soir pour un verre.

Nous n'aimons pas trop quitter un groupe sans partager un peu plus que l'activité proposée. C'est donc pour l'instant en duo que nous profiterons d'une petite bière sur notre rooftop avec une vue sur tout Potosi et le Cerro.

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J'ai toujours ce petit mal de tête dû à l'altitude mais nous décidons quand même de passer par l'hostel où se trouvent nos compères de l'après-midi.

En arrivant sur place, ils ne semblent pas être au rendez-vous et après quelques minutes d'attente nous décidons d'aller découvrir la ville tout seul... Nous avons de la chance, nous rencontrons un peu d'animation comme une célébration de quartier à lieu ce soir! Une fanfare, des groupes de musique, des personnes en costumes traditionnels; de quoi découvrir un peu de folklore mais aussi une foule impressionnante qui très vite sera un peu trop pour nous. Nous décidons donc de continuer notre balade dans les rues plus calmes de la ville.

Le mal de tête ne passe pas, il s'intensifie même. Cette impression que ma tête va exploser n'est pas agréable, parfois au niveau des tempes, d'autres au niveau de la nuque et du cervelet. Vincent aussi le ressent mais de façon moins intense que moi. Cela ne nous donne pas vraiment envie de nous enfermer dans un resto et nous opterons donc pour un sandwich rapide à une petite échoppe sur roues.

Nous y rencontrons des locaux avec qui nous échangeons et le moment est plutôt agréable, l'un d'eux nous proposera même d'aller partager une bière en compagnie de sa femme et son fils... Un autre soir, nous aurions accepté avec plaisir mais là, nous n'avons qu'une envie: aller nous glisser sous la couette après cette longue journée intense.

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