Et voilà, notre dernière matinée a sonné en même temps que le réveil nous sort du lit à 9h après les au-revoir d'hier à Majo & Sandro et de ce matin à Agustin.

Tout est bien réglé.

Mais c'est sans compter sur les imprévus.

Nous devons prendre notre vol pour El Calafate en Patagonie à 14h30...jusqu'à ce que celui-ci ne se volatilise.

Car après un petit coup d'œil sur la boîte mail, Buenos Aires semble vouloir nous prendre en otage: "Cher client, nous vous informons que votre vol a été reprogrammé, merci de contacter notre call-center".

Heuuuu...ok. Nous essayons de trouver plus d'informations sur internet mais mis à part Google qui annonce le vol comme annulé et le site d'Aerolineas Argentinas qui nous parle toujours d'une re-programmation, rien de plus.

Mais que veut dire re-programmé alors? Annulé? Différé? Nous sommes un peu perplexes.

Et comme les ennuis n'arrivent jamais seuls...il est l'heure de la coupure. La coupure d'électricité et par conséquent, d'Internet.

Nous sommes donc sans moyen de communication "gratuit" et nous résolvons donc à prendre le téléphone pour appeler le fameux call-center. Le numéro donné pour la France ne peut être joint. Pareil pour celui de l'Argentine. Merci Orange, nous voilà bien avancés.

Avant de penser à aller directement à l'aéroport, nous aimerions demander aux amis d'appeler pour nous alors nous patientons encore un peu avant qu'internet ne revienne.

24/02 - Tel est pris qui croyait prendre!

Petit message pour appeler à l'aide qui trouvera une réponse rapide.

C'est Sandro qui va prendre les choses en main. Parfait. Mais tout à l'air bien compliqué.

Le vol est effectivement annulé (certainement à cause de la grande grève nationale) et le seul vol que l'on nous propose de prendre serait vendredi midi...alors qu'il reste des places disponibles avant. C'est bien évidemment idéal puisque le vol retour est prévu samedi midi. Suivi d'un vol vers Iguazu. Moins de 24h sur place? Quel intérêt...

Et si nous abandonnions l'idée de la Patagonie? Pas de remboursement, juste un avoir pour un nouveau "voyage".

Nous prenons le problème dans tous les sens.

Nous pouvons perdre le vol retour ainsi que celui pour iguazu et utiliser l'avoir pour avancer notre départ vers les chutes. Ou alors nous tentons notre chance à l'aéroport, remontés comme des coucous.

Allez hop, en route pour l'aéroport.

Le taxi nous baladera allègrement dans la ville mais nous n'avons pas envie de nous rajouter des "ennuis". Nous nous contenterons de le remercier ironiquement pour la visite une fois arrivés.

Direction le comptoir d'Aerolineas Argentinas. Nous jetons par la même occasion un œil au tableau des départs où sont notés 2 vols de la même compagnie à la même heure pour El Calafate. Assez bizarre mais le nôtre est bien affiché comme "annulé" quoi qu'il arrive.

Avec l'histoire du taxi, je (Vincent) suis un peu énervé et je commence à expliquer notre problème en espagnol (oui nous sommes devenus bilingues depuis) et un peu sèchement comme me le fera remarquer Thomas.

Le jeune homme s'affaire, ne dit rien, prend nos passeports et nous les rend avec 2 billets pour...aujourd'hui. Tellement étonnés, nous ne comprenons pas tout mis à part qu'un bus part maintenant pour acheminer les passagers vers Ezeiza, l'autre aéroport.

Je reprends, en anglais cette fois et plus calmement...lui expliquant que le call-center ayant précisé qu'il n'y avait pas de possibilité de prendre un vol aujourd'hui, nous n'avons pas pris nos sacs. Logique. Et même avec la meilleure volonté du monde, nous n'y serions jamais à temps.

Il reprend donc le tout et nous propose de prendre le 1er vol de demain matin à 5h30. Ça va piquer mais cela reste la meilleure solution pour avoir un maximum de temps en Patagonie.

Nous le remercions vivement pour son aide puis repartons pour prendre un bus vers le Zoo. Il faut bien occuper la fin de notre journée...

De l'arrêt de bus, quelques centaines de mètres nous séparent de l'entrée du Zoo, l'occasion pour nous de croiser la route d'une affiche qui nous interpelle. Nous permettant d'apprendre la venue de notre président ce même jour à Buenos Aires. C'est le soir en rentrant à l'appartement que nous apprendrons qu'il a eu aussi quelques problèmes de transport. L'avion présidentiel étant reste cloué au sol...

24/02 - Tel est pris qui croyait prendre!

Nous voilà donc au Zoo et comme nous l'avons déjà précisé, certains lieux semblent un peu restés dans leur jus. Malheureusement, il n'échappera pas à la règle. Nous qui avions entendu dire qu'il était bien, nous sommes "pris au piège" après avoir parcourus quelques mètres. Nous en ferons le tour en 2 ou 3h mais plus le temps passe et moins l'appareil photo ne sera de sortie. Il est vrai qu'après l'Afrique et sa wildlife nous sommes un peu sado-maso...Les infrastructures tombent plus ou moins en ruine, les peintures défraîchies, les animaux dans beaucoup de cas sont seuls dans leur enclos. L'endroit est malheureusement bien triste pour terminer notre séjour à Buenos Aires mais nous ne nous attendions pas à cela.

24/02 - Tel est pris qui croyait prendre!
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Lorsque nous rentrons à l'appartement, nous "racontons" nos péripéties à Agustin et c'est là que nous apprendrons que le "vrai" zoo de la ville se trouve à 1h du centre et qu'il est magnifique semble-t-il. Ceci explique donc cela. Cette fois c'est notre dernière soirée (normalement). Agustin nous commande un taxi pour 3h30 demain matin et le réveil est programmé à 3h. La journée risque d'être longue. Nous retournons au restaurant La Bohème, la crêperie du quartier. Question de facilité. Puis nous rentrons à l'appartement. Il est temps de remercier à nouveau Agustin pour sa générosité et sa gentillesse avant de sombrer pour 3h de sommeil.

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